Super Patelin https://www.superpatelin.fr Tue, 31 Aug 2021 11:48:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.9 https://www.superpatelin.fr/wp-content/uploads/2020/02/cropped-favicon-32x32.png Super Patelin https://www.superpatelin.fr 32 32 8 gestes simples pour lutter contre le réchauffement climatique https://www.superpatelin.fr/8-gestes-simples-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique/ https://www.superpatelin.fr/8-gestes-simples-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique/#disqus_thread Tue, 31 Aug 2021 11:36:38 +0000 https://www.superpatelin.fr/?p=3251 Inutile d’y aller par quatre chemins : l’heure est grave, l’urgence est évidente. Le dernier rapport du Groupe…

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Inutile d’y aller par quatre chemins : l’heure est grave, l’urgence est évidente. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est explicite : si nous ne réduisons pas immédiatement et drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre (Dioxyde de carbone principalement, mais aussi méthane), le réchauffement climatique va s’intensifier et entraîner des dérèglements catastrophiques à l’échelle planétaire. Le rapport du GIEC explique par ailleurs que l’origine humaine du changement climatique est indiscutable, que les émissions de CO2 globales continuent à augmenter, et qu’une hausse globale de 1,5° C de la température semble d’ores et déjà inéluctable à long terme, à moins d’engager des efforts considérables. Et le scénario le plus pessimiste annonce même un réchauffement mondial de 5°C.

Chacun(e) peut agir efficacement !

Certains seront évidemment tentés de minimiser les émissions Françaises, qui représentent 1% des émissions globales de CO2, ou de reporter la faute sur les autres, prétextant que c’est d’abord aux Américains ou au Chinois de faire des efforts. La vérité, c’est qu’un Français émet en moyenne (directement ou indirectement) plus de 10 tonnes de CO2 par an, et qu’il faut diviser ce chiffre par 5 pour éviter un cataclysme lié au réchauffement climatique. Se passer de pailles en plastiques et éviter d’acheter des tomates en hiver ne suffira évidemment pas. Mais pas de panique : il va falloir faire des efforts pour limiter nos émissions de CO2 afin de lutter contre le réchauffement climatique – mais rien d’insurmontable. Et il est avant tout question de se débarrasser de mauvais réflexes liés à des habitudes trop bien ancrées…

Evidemment, pour lutter contre le réchauffement climatique et limiter rapidement et drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, l’action individuelle ne suffira pas, et il faut espérer des mesures fortes, fermes et durables de la part des dirigeants politiques, des entreprises, de l’industrie, du secteur agricole et des transports. Nous ne mentionnerons pas le secteur de l’énergie, car l’électricité est déjà fortement décarbonnée en France grâce au parc de centrales nucléaires. Dans l’Hexagone, d’après RTE il faut compter environ 35 g / eqCO2 par kWh produit, c’est 20 fois moins que la Pologne, par exemple, ou 8 fois moins que l’Allemagne.
Mais vous avez aussi une carte à jouer en tant que citoyen. Voici donc…

8 gestes simples pour réduire ses émissions de CO2 au quotidien

1. Limitez l’usage de la voiture

Avec 30 % du CO2 émis sur le territoire, les transports sont la première source d’émissions de CO2 en France. Et au sein des transports, la voiture individuelle est le plus important contributeur. En réduisant drastiquement votre usage de la voiture au quotidien, vous aurez donc un impact direct et important sur le réchauffement climatique.

Un trajet de 10 km réalisé en voiture pour aller au travail représente en moyenne 1,3 kg de CO2, soit 2,6 kg pour l’aller-retour. Sur une année, si vous allez au travail tous les jours en voiture, seul à bord, vous émettez ainsi près de 600 kg de CO2 ! Si une personne laisse sa voiture au garage pour faire le trajet en covoiturage avec vous (par exemple avec Lane ou Covoit’ici), vous arriverez déjà à diviser chacun vos émissions de CO2 par deux. Mais vous ferez encore mieux en privilégiant les transports en commun (à condition d’avoir une ligne de bus ou un train disponible à proximité…).

Et vos émissions de CO2 liées à vos déplacements tomberont à 0 gramme si vous faites vos trajets à pied ou à vélo. Pensez-y au moins pour les trajets courts du quotidien !

Comme le rappelle l’Insee, “pour des distances inférieures à 5 kilomètres, la voiture représente encore 60 % des déplacements domicile-travail“, et c’est une aberration, d’autant qu’en moyenne, les voitures ne comptent sur ces trajets que 1,1 personne à bord… Par ailleurs, la voiture reste la première cause de pollution en zone urbaine. Or c’est là que les distances parcourues sont les plus courtes et que les citoyens ont à leur disposition de nombreuses alternatives.

2. Mangez moins de viande (voire plus du tout)

L’agriculture est la troisième source d’émissions de CO2 en France, avec 19% du total (derrière le secteur industriel et tertiaire, qui totalise environ 26%), et l’élevage représente à lui seul plus de la moitié de ces émissions de CO2. Et l’élevage bovin représente 85 % des émissions totales de CO2 de l’élevage en France. Chers lait, crème, beurre, fromage et viande… Manger moins de viande et moins de produits d’origine animale, voire plus du tout (à condition de veiller à garder un régime alimentaire équilibré et de veiller aux éventuelles carences), c’est donc une décision qui a un impact efficace et important sur le réchauffement climatique. Un steak en moins, c’est un glacier dont la fonte sera un peu ralentie… Et, outre l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre, moins de viande (ou plus du tout) lors des repas, c’est aussi bénéfique au bien-être animal : chaque année, près d’un milliard d’animaux sont abattus en France pour la consommation.

3. Ne prenez plus l’avion

L’aviation est responsable d’environ 3% des émissions mondiales de CO2. Ca peut sembler modeste… sauf que ces 3 % sont le fait d’une frange modeste d’Etats et d’individus. Par passager et par km parcouru, les émissions de CO2 d’un avion de ligne sont proches de celles d’une voiture. Sauf qu’un avion est utilisé pour des trajets bien plus long. Par exemple, si vous faites un aller-retour entre Paris et New York, vous serez responsables de l’émission de plus d’une tonne de CO2 dans l’atmosphère, soit la moitié du “crédit CO2” qu’il ne faudrait idéalement pas dépasser pour se conformer à la Stratégie Nationale Bas-Carbone, et limiter ainsi l’augmentation globales des températures à + 2 °C, soit un scénario qui posera déjà de nombreux soucis…

Le problème est par ailleurs que le trafic aérien est en croissance : les émissions liées au transport aérien international ont augmenté de 25 % pendant les deux dernières décennies. Les progrès technologiques ne permettent donc même pas de limiter la casse – et nous n’avons pas évoqué le sujet de la pollution (chimique et sonore) du secteur aérien, qui demeure un problème complémentaire à celui du réchauffement climatique.

4. Consommez local

Ca tombe sous le sens, mais plus ce que vous achetez et consommez a été produit ou fabriqué loin, plus son bilan environnemental est mauvais. Lorsque c’est possible, privilégiez les artisans et fabricants locaux, ainsi que les producteurs de fruits et légumes de votre région. Et si vous pouvez y aller à vélo plutôt qu’en voiture… Bref, vous avez compris.

Il faut également privilégier les fruits et légumes de saison – il y a peu de chances que les tomates achetées au supermarché en plein hiver aient poussé sur le sol français, ou alors sous serre chauffée, donc avec un bilan CO2 peu favorable… La méthode de production a elle aussi un impact fort sur les émissions de CO2.

Pour limiter les émissions de CO2 via son alimentation, le plus efficace reste de ne plus consommer de viande et de produits d’origine animale, mais le fait de consommer plus local est un levier supplémentaire – sans parler de l’impact favorable sur la pollution et l’économie de votre territoire ! Et si vous avez la chance d’avoir un terrain, n’hésitez pas à vous lancer dans la culture des fruits et légumes – on vous explique même comment faire.

5. Réduisez vos déchets

En France, les émissions de gaz à effet de serre liées à la gestion des déchets représente l’équivalent de près de 30 millions de tonnes de CO2 par an, soit plusieurs centaines de kg de CO2 par Français et par an.
Elles sont constituées par les émissions de méthane lors de la dégradation de ces déchets (stockage, enfouissement, traitement des boues d’épuration…) et par les émissions de CO2 lors de l’incinération de certains déchets. Et aussi, évidemment, par le transport de ces déchets. Moins de déchets, c’est donc moins d’émissions de CO2.

Nous vous invitons donc à jeter le moins possible, et à adopter une démarche zéro déchet, en privilégiant notamment l’achat en vrac pour limiter les emballages, qui finissent immanquablement à la poubelle… Et quand vous générez des déchets, triez : recycler les déchets permet d’éviter 5% des émissions annuelles de CO2.

6. Gardez, réparez et recyclez

L’objet qui émet le moins de CO2, c’est celui qui n’a pas besoin d’être fabriqué (et transporté). Achetez de préférence des produits de bonne qualité, qui durent plus longtemps. Vous pouvez aussi faire de belles économies en achetant d’occasion, c’est désormais facile grâce à internet (Leboncoin, Vinted, Backmarket…), qu’il s’agisse d’un véhicule, d’un téléphone ou de vêtements. Et n’oubliez pas ces conseils de base qui vous permettrons d’économiser… et d’émettre moins de CO2 et de polluants :

  • Votre téléphone est en panne ? Ne le jetez pas, il peut probablement être réparé (par vous-même, dans un repair café ou une boutique spécialisée), et dans le pire des cas il pourra être recyclé. Idem pour un aspirateur ou une TV. Pour rappel, téléphone haut de gamme neuf est responsable de l’équivalent de près de 100 kg d’émissions de CO2
  • Votre pantalon est troué ? Ne le jetez pas non plus : un peu de couture vous pouvez en faire un short, ou le réutiliser comme garnissage pour un coussin. Ajoutez une chemise que vous ne portez plus et voilà la housse du coussin en question !
  • Votre ordinateur vieux de 8 ans rame épouvantablement ? Pas la peine de le remplacer : un peu de mémoire supplémentaire (RAM) et/ou le remplacement du disque dur par SSD lui donneront une seconde jeunesse.

    Et ainsi de suite ! Ce n’est après tout que du bon sens. Ayez le réflexe de ne pas systématiquement jeter ce qui ne vous sert plus, ou ce qui ne marche plus.

7. Consommez moins !

Les centres commerciaux, la publicité qui envahit les médias et l’espace public : la tendance est à la surconsommation et aux achats compulsifs. Pourtant, moins consommer c’est aussi économiser et émettre moins de gaz à effet de serre (et moins de polluants) : raisonnez vos achats et évitez de céder trop souvent à la tentation.

Ca sonne comme une évidence mais posez-vous une question, à chaque fois que vous souhaitez acquérir un nouveau produit ou objet : en ai-je vraiment besoin ? Si vous pouvez attendre plusieurs mois avant de l’acheter, c’est que cet objet n’est pas vraiment vital. Et voilà de belles économies réalisées – pour votre portefeuille et pour l’environnement.

8. Prenez conscience de votre empreinte

Super Patelin - Ademe - Nos gestes climat

Tous les citoyens et toutes les citoyennes en France n’ont pas la même façon de vivre, et certain(e)s d’entre vous ont déjà des habitudes qui permettent de limiter les émissions de gaz à effet de serre (dont le CO2). Et il est bien difficile d’estimer soi-même l’impact de ses gestes et achats quotidiens. Bonne nouvelle : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a mis en ligne le site “Nos gestes climat” qui permet, facilement et en quelques minutes, d’estimer sa propre empreinte carbone, et d’avoir accès à des ressources pour les faire baisser, et progresser jour après jour sur le sujet.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos résultats, ainsi que vos astuces et tutos pour réduire au quotidien les émissions de gaz à effet de serre !

A bientôt sur Super Patelin (et n’oubliez pas d’éteindre votre ordinateur en fin de journée : même en veille, il consomme de l’électricité et émet donc indirectement du CO2 😋)

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Testez le transport solidaire ! https://www.superpatelin.fr/testez-le-transport-solidaire/ https://www.superpatelin.fr/testez-le-transport-solidaire/#disqus_thread Tue, 13 Jul 2021 14:19:32 +0000 https://superpatelin.fr/?p=3072 Comment se déplacer au quotidien quand on n’a pas de voiture et sans accès aux transports en commun…

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Comment se déplacer au quotidien quand on n’a pas de voiture et sans accès aux transports en commun ? Le transport solidaire est une solution !
Dans les grandes agglomérations, il est souvent facile de se déplacer : marche, vélo, transports en commun… Les commerces et services y sont proches des lieux de résidence, et les modes de transports sont à la fois nombreux, efficaces et économiques. Mais à la campagne ou en zone montagneuse, c’est une autre histoire : les distances sont longues, le relief parfois important, et le moindre trajet requiert une voiture. Comment faire lorsque l’on ne peut acheter une voiture, ou que l’on a plus la capacité de conduire, et qu’il faut se déplacer malgré tout, pour un rendez-vous médical, pour faire ses courses ou pour rendre visite à un proche ? En marge des solutions de transport public et privé existante, il faut aussi rappeler l’existence et l’importance du transport solidaire !

Transport solidaire : un conducteur permet à une dame sans voiture de se déplacer

Il existe évidemment d’autres solutions, plus ou moins pratiques et coûteuses : se faire prêter une voiture par un voisin ou un proche, louer une voiture à un particulier ou en agence (à condition d’en avoir une à proximité), prendre un taxi… Mais le transport solidaire répond à un besoin qui n’est pas réalisable par ces alternatives. Il met à profit les véhicules existants et compte sur la bonne volonté et l’esprit de solidarité des personnes qui vivent près de celles qui ont besoin de se déplacer. Et si ce mode de déplacement permet de réduire l’isolement et d’assurer la mobilité de toutes et tous, il contribue aussi à préserver et à enrichir le lien social, en particulier en zone rurale.

Le transport solidaire, une idée qui a fait son chemin…

Le transport solidaire a commencé à se développer dans les années 1990 et aujourd’hui, plusieurs dizaines de structures proposent de tels services. Même s’il manque encore une entité pour fédérer tout ce beau monde, et porter d’une même voix les revendications liées à ce mode de transport indispensable à beaucoup. Il existe toutefois l’Union départementale d’accompagnement à la mobilité solidaire (UDAMS 44) créée en 2017 et présidée par André Gillet, un pionnier du domaine. Cette union regroupe aujourd’hui une vingtaine d’associations et plus d’un millier de chauffeurs.

Certaines associations spécialisées dans l’aide sociale ou les zones rurales proposent également des services de transport solidaire, comme Familles Rurales, ou encore la Croix Rouge, qui présente son dispositif de transport social dans cette vidéo :

Mais attention, le transport solidaire n’est pas une version sociale du taxi. Les conducteurs sont bénévoles, et la somme versée par les passagers est symbolique ; elle ne sert qu’à payer une partie des frais d’utilisation du véhicule. Le plus souvent, il faut compter 20 à 30 centimes d’euro par kilomètre parcouru.

Les premières assises du transport solidaire !

Pour sensibiliser sur le sujet et réunir les principaux acteurs du secteur, ainsi que les élus, bénévoles et experts en mobilités, Ecov a par ailleurs organisé début 2020, à Nantes, les Premières Assises du Transport Solidaire. En voici un rapide compte-rendu en vidéo :

Vous pouvez également consulter un bilan de ces premières Assises du transport solidaire en cliquant ici.

Transport solidaire : quel cadre réglementaire ?

S’il rassemble de plus en plus d’associations et de bonnes volontés du côté des bénévoles, le transport solidaire souffre aussi d’un cadre réglementaire restrictif. Il semble évident qu’il faut encadrer la pratique pour éviter les dérives, et les détournements d’un principe de base louable, mais depuis le 20 août 2019 un décret fixe les règles suivantes pour le transport solidaire :

  • Le service n’est est ouvert à tous que dans les unités urbaines de moins de 12 000 habitants.
  • Un plafond de ressources, équivalent aux minima sociaux, est imposé pour les bénéficiaires lors d’un déplacement vers une unité urbaine de plus de 12 000 habitants.
  • La distance autorisée est de maximum 100 km pour un trajet…
Transport solidaire : un conducteur et une passagère avec un masque

En clair, une personne sans voiture mais qui dépasse le plafond de ressources, même légèrement, ne peut légalement pas faire appel au transport solidaire pour, par exemple, aller faire ses courses dans la ville voisine. Et -autre exemple- une personne ne devra pas compter sur le transport solidaire pour un rendez-vous médical dans une agglomération située à 120 km de son domicile… Les associations et acteurs du transport solidaire ont évidemment manifesté leur désapprobation ( notamment aux assises sus-mentionnées) face à cette réglementation très restrictive, et contre-productive sur certains aspects.

Il faut évidemment espérer que les autorités finissent par assouplir le cadre réglementaire, à la fois pour permettre de mieux structurer le transport solidaire, de rassurer les acteurs des transports privés, et d’assurer un service serein et qui ne soit pas entravé par des limites irréalistes et des contraintes administratives dissuasives.

Pour en savoir plus…

En attendant, si vous souhaitez en savoir plus sur le transport solidaire, son rôle, ses acteurs, ou pour échanger tout simplement avec les acteurs qui oeuvrent au quotidien pour son développement, nous vous recommandons de vous rendre sur la plateforme dédiée.

Transport solidaire : un jeune conducteur aide un dame âgée à monter à bord

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Réussis ton jardin potager : nos conseils https://www.superpatelin.fr/reussis-ton-jardin-potager-nos-conseils/ https://www.superpatelin.fr/reussis-ton-jardin-potager-nos-conseils/#disqus_thread Tue, 12 May 2020 07:31:48 +0000 https://superpatelin.fr/?p=3142 Des herbes aromatiques aux senteurs variés, de beaux légumes colorés, des tubercules joyeux : cultiver son propre potager…

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Des herbes aromatiques aux senteurs variés, de beaux légumes colorés, des tubercules joyeux : cultiver son propre potager est une source inépuisable de satisfaction… et de délices. Mais comment faire un potager quand on a pas la main verte, et aucune expérience en jardinage ? Ne panique pas, voici les conseils de Super Patelin pour s’en sortir avec le sourire ! Dans un premier temps, il te faut avoir un peu d’espace et de la terre pour pouvoir faire un jardin potager, ainsi qu’un tuyau d’arrosage à proximité, et choisir un endroit avant tout ensoleillé. Pour un jardin d’été, la meilleure période pour planter ton jardin va de mi-avril à fin mai. Nous sommes donc au moment idéal de la saison.

Etape 1 : choisis ce que tu veux planter

Que souhaites-tu manger cet été ? Le jardin n’étant pas extensible, il faut faire une sélection des légumes et des fruits que tu souhaites pouvoir récolter cet été pour les déguster. Il est plus facile de faire pousser des plants que des graines, mais c’est aussi plus onéreux. Nous avons choisi cette année de planter en plants : des tomates, des poivrons, des piments, des salades, des fraises des aubergines, de la citronnelle, de la menthe et de la rhubarbe. Et en graines : des haricots verts, des pois et des radis.

Réussir ton jardin potager : plants et graines

Etape 2 : prépare ton potager

Réussir ton jardin potager : la bêche de la terre
Le bêchage de la terre


Etape indispensable : il te faut « préparer » la terre, c’est-à-dire la travailler à la bêche, afin de permettre aux futures racines de pénétrer la terre facilement, et à l’eau de pluie ou d’arrosage d’être absorbée rapidement. La terre aura pu être mélangée avec du fumier, du terreau ou du compost quelques mois avant la plantation afin de la nourrir.

Etape 3 : plante !

Réussir ton jardin potager : la plantation
la plantation

La plantation se fait généralement en ligne et par variété de plantes, pour faciliter l’arrosage et la récolte. Une distance confortable entre les lignes, en fonction de la place dont tu disposes, varie entre 80cm et 1m. Pour les plants, il ne faut pas planter trop profond, mais juste à rat des plants, sauf pour les tomates qui ne craignent pas d’être plantées un peu plus profond. Pour les autres plantes, cela est à éviter car cela risque d’asphyxier la plante et de faire moisir la tige.

Pour les tomates, il est indispensable d’utiliser un tuteur pour soutenir la plante lors de la pousse. Il permet aussi de maîtriser la croissance du plant, de préserver une bonne aération de l’espace cultivé, et de limiter ainsi l’apparition de champignons. Cela permet également de faciliter la récolte. Il est recommandé de planter quelques œillets autour du jardin afin d’éviter les pucerons qui viendraient infester les plantations, et notamment les tomates. Attention, les aubergines et les tomates ne doivent pas être plantées à côté ! Etant de la même famille, elles ont les mêmes besoins et cela risque d’épuiser trop rapidement la terre qui les entoure. Le risque de transmission des maladies en serait aussi facilité.

Etape 4 : protège la terre

Une fois ton jardin terminé, il est recommandé de recouvrir le sol de paille afin de protéger la terre, d’empêcher les mauvaises herbes de pousser, et de conserver l’humidité.

Etape 5 : entretiens ton potager

L’arrosage : afin d’obtenir de bonnes récoltes, le jardin doit être arrosé au minimum une fois par jour, (sauf lorsqu’il a plu), et de préférence tôt le matin, ou bien le soir. En effet, l’eau qui serait arrosée la journée s’évaporerait et n’abreuverait pas les plantes. Par ailleurs, l’eau qui se déposerait sur les feuilles les ferait griller puisque l’eau accentue l’impact des rayons du soleil. Les tomates consomment beaucoup d’eau, et ont besoin d’être arrosées quotidiennement. Attention en arrosant à ne pas marcher sur vos plantes: jeunes, elles restent très fragiles et un coup de chaussure peut les casser.

Réussir ton jardin potager : la pousse des gourmands
La pousse des gourmands

Par ailleurs, il est nécessaire de couper un gourmand sur deux (les gourmands sont les petites tiges secondaires) lorsqu’ils commencent à pousser puisqu’ils consomment de l’énergie aux dépens de la tige principale. Cela permettra aux tomates de se mieux développer et plus rapidement.

Le désherbage : Il est important de bien désherber régulièrement (une fois par semaine) ton jardin. En effet, les « mauvaises herbes » font de la concurrence aux plantes cultivées, en utilisant les ressources de la terre et du soleil au détriment des autres. Par ailleurs, elles peuvent transmettre des maladies ou être vecteurs de la prolifération d’insectes non désirables dans un jardin (pucerons).

Etape 6 : déguste…

Réussir ton jardin potager : pousse de haricot
Pousse de haricot – 2 semaines

Il faut être patient, mais tu peux voir la progression des plantes au jour le jour. En ce qui concerne les graines, certaines apparaîtront rapidement hors de terre au bout d’une semaine (radis), et d’autres au bout de 2 (haricots verts, pois). Certains plants comme les tomates ou les poivrons, eux, feront apparaître une fleur avant chaque fruit ou légume. Dans tous les cas, il te faudra patienter plusieurs semaines avant de pouvoir les déguster, mais ils n’en seront que meilleurs ! La première récolte que tu peux espérer sont les radis, qui seront prêts à être cueillis au bout de 4 bonnes semaines. Tu pourras ensuite en replanter tout au long de la saison. Au cours de ta consommation, pense à conserver tes épluchures pour constituer un compost qui nourrira la terre de ton jardin pour l’année suivante. Il faudra alors penser à échanger les plantes de place. En effet, il est préférable de ne pas replanter les mêmes légumes aux mêmes endroits, ce qui permet à la terre de se ressourcer et de ne pas s’épuiser.
Bonne dégustation !

Légumes du potager

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Confinée avec un agriculteur : j’ai récolté le foin ! https://www.superpatelin.fr/confinee-avec-un-agriculteur-jai-recolte-le-foin/ https://www.superpatelin.fr/confinee-avec-un-agriculteur-jai-recolte-le-foin/#disqus_thread Wed, 06 May 2020 08:09:56 +0000 https://superpatelin.fr/?p=3098 Nous sommes de nombreux parisiens à avoir « choisi » de vivre le confinement en dehors de la capitale. Pour…

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Nous sommes de nombreux parisiens à avoir « choisi » de vivre le confinement en dehors de la capitale. Pour ma part, j’ai plutôt eu l’impression de la fuir. Décision prise à la hâte, juste avant l’annonce présidentielle fatidique, prenant quelques affaires et ne sachant pas combien de temps allait durer mon absence.
Les événements se sont en effet précipités juste après les élections. Ayant eu vent d’un éventuel « confinement » dès le dimanche soir, j’ai proposé à ma mère, parisienne aussi, de prendre la route dès le lendemain midi pour rejoindre notre maison familiale en Charente. Il était difficilement envisageable pour moi de télétravailler pendant une durée inconnue dans mon 30m², notamment à cause de mon bruyant voisin sur skype à longueur de journée. Nous avons alors pris quelques affaires, et toutes les courses faites pour tenir la semaine, pour embarquer dans notre Peugeot 206, armée d’un masque et de mon ordinateur pour télétravailler pendant le trajet. En fermant la porte de mon appartement, j’ai eu le pressentiment que je ne le reverrais pas de sitôt. Et je ne sais aujourd’hui toujours pas quand je rentrerai. Mais je ne suis pas restée longtemps en Charente : mon compagnon, habitant dans le sud, a décidé de venir me chercher. Il s’est pointé le soir, tel un prince charmant. Nous avons repris la route dès le lendemain, à l’aube, sans croiser personne.

La “vraie” vie à la campagne

C’est ainsi que j’atterris en Occitanie, près de Béziers, dans un domaine agricole, pour passer ce qui allait être au moins 2 bons mois de confinement. Je m’estime très chanceuse, car, au-delà du fait d’avoir pu retrouver mon compagnon, je peux respirer au grand air et profiter d’activités extérieures, en dehors de mes 5 jours de télétravail hebdomadaires.

Confinée avec un agriculteur - l'agriculteur
L’agriculteur

Lui est agriculteur, et je suis ravie de pouvoir partager avec vous notre quotidien, puisqu’en ce début de printemps, c’est l’époque des fenaisons, c’est-à-dire la récolte des foins. Il cultive en effet 100 hectares de foin, pour nourrir ses 50 chevaux et 15 poneys tout au long de l’année. L’été, il gère un ranch, et en tant que moniteur d’équitation, mène les touristes en promenade aux alentours d’Agde.


Grâce à ses poules, nous avons la chance de bénéficier d’œufs quotidiennement. Nous avons également planté un jardin potager pour récolter des légumes cet été que nous arrosons tous les soirs. Nous faisons notre propre pain et nos yaourts, et avons créé notre compost.

Confinée avec un agriculteur, j'ai récolté le foin: jardin potager
notre jardin potager

Enfin, nous en avons profité pour repeindre une partie de l’extérieur de sa maison pour rafraîchir les murs.
J’ai passé de longs moment à la campagne quand j’étais enfant et adolescente, je me suis toujours demandé comment se passait la récolte des champs. Je peux aujourd’hui vous en expliquer les différentes étapes.

La récolte du foin

D’abord, qu’est-ce que le foin ? Le foin est la nourriture la plus utilisée pour l’alimentation des chevaux. Il permet de compléter son régime en plus de l’herbe qu’il va brouter lorsqu’elle est disponible dans le champ. La récolte du foin est une méthode de conservation qui permet de stocker cet aliment de manière qu’elle soit disponible toute l’année, contrairement à l’herbe qui ne pousse généralement pas en hiver. Il peut se semer (avoine, ray grass, luzerne, trèfles ou autres végétaux) mais provient le plus souvent d’une prairie qui pousse naturellement.

Un champ d’avoine


La première étape de la fenaison est donc la fauche, c’est-à-dire couper les végétaux à l’aide de la faucheuse. La qualité du foin dépend de la qualité des plantes, mais également de la date de fauche et du bon séchage du foin une fois fauché. Ainsi, il est indispensable de bien choisir le moment où l’on va faucher, qui est très dépendant de la météo. En fonction de la température et du soleil, il faut entre 1 jour et 1 semaine pour que le foin soit bien sec et puisse être récolté. Nous avons d’abord choisi un petit champ, pour tester les machines, et se « faire la main ». Pendant la fauche, les aigrettes débarquent derrière l’engin pour dévorer les petits insectes pris par surprise et mis ainsi à nu. Les chevaux, dans le champ voisin, ne peuvent qu’humer l’odeur très particulière de l’herbe fraîchement coupée. Car ce n’est que sèche et emballée qu’ils pourront en profiter l’hiver prochain !


La deuxième étape de la récole est le fanage qui permet de transformer l’herbe coupée en foin. Cette action consiste à retourner le fourrage pour lui permettre de sécher plus rapidement. Plus l’herbe est sèche, plus les qualités nutritives sont conservées. L’agriculteur peut être amené à la retourner plusieurs fois. Il ne faut pas qu’il pleuve pendant cette période, sinon tout le travail est à recommencer depuis le début.

Confinée avec un agriculteur, j'ai récolté le foin: l'andain
les andains


Ensuite vient l’andainage. L’andaineur est un engin agricole qui permet de rassembler le foin en ligne afin de le préparer pour la prochaine étape : l’emballage. Notre premier champ fauché n’a pas pu bénéficier d’un bon séchage et nous avons dû procéder à l’emballage de manière précoce en prévision d’une grosse semaine de pluie.

L’étape suivante est l’emballage. L’emballeuse récolte le foin aligné, le stocke puis l’enroule de ficelle pour en faire un ballot. Celui-ci est éjecté de la machine pour être ensuite acheminé jusqu’au lieu de stockage. Le risque d’emballer trop tôt, alors que le foin n’est pas assez sec est la fermentation des végétaux. Le foin n’est alors plus comestible. Par ailleurs, il chauffe et peut dépasser les 60 degrés voire les 80 degrés. Il peut alors prendre feu et créer un incendie s’il est stocké dans une grange. Ainsi, nous avons été contraints de donner les premiers ballots de la saison aux chevaux, gourmands.

Enfin la dernière étape est le stockage du foin. Une fois emballés, les ballots peuvent facilement rester dans le champ et ne craignent plus la pluie. Il est cependant préférable de procéder au stockage dès l’emballage terminé. Il faut acheminer les dizaines voire centaines de ballots du champ vers le lieu de stockage grâce à un camion ou une remorque qui transporte les ballots jusqu’à l’entrepôt.
Ces différentes étapes doivent se faire consécutivement, champ par champ, car c’est la précision dans les délais de récolte qui permette au foin d’être de qualité. On peut donc voir ces récoltes s’effectuer jusqu’à la fin de l’été. Cependant, le plus tôt est le mieux car plus les plantes murissent, moins elles produisent un bon foin.

À l’heure du déconfinement


Nous en sommes actuellement à la fauche d’un deuxième champ, beaucoup plus vaste (9h de travail non-stop), car la météo est clémente… jusqu’au week-end prochain ! Il va nous falloir attendre que l’herbe sèche, la retourner, l’andainer, l’emballer… un beau programme, qui risque de s’étoffer car le ranch devrait rouvrir dès le 11 mai. Nous ne savons pas quel sera l’activité, mais les journées promettent d’être denses entre les balades à cheval et la récolte du foin. Au moins maintenant, j’en maîtrise toutes les étapes (ou presque) ! Quant à moi, je ne sais pas si je vais repartir à Paris tout compte fait…

Confinée avec un agriculteur, j'ai récolté le foin: les chevaux
Les chevaux

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Cornichons : des mensonges, et un espoir dans l’Yonne. https://www.superpatelin.fr/cornichons-des-mensonges-et-un-espoir-dans-lyonne/ https://www.superpatelin.fr/cornichons-des-mensonges-et-un-espoir-dans-lyonne/#disqus_thread Thu, 16 Apr 2020 05:42:00 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2269 Il est temps que les consommateurs français se révoltent à l’unisson contre une aberration imposée sournoisement par l’industrie…

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Il est temps que les consommateurs français se révoltent à l’unisson contre une aberration imposée sournoisement par l’industrie agro-alimentaire depuis plusieurs décennies. Ça concerne les cornichons alors, direz-vous, pas de quoi en faire tout un plat, et pourtant… Ce légume quasiment identique au concombre, mais cueilli avant maturité, fait le bonheur des amateurs de raclette, de charcuterie et d’apéritif : les Français consomment des milliers de tonnes de cornichons chaque année !

On l’apprécie de petite taille, et conservé dans du vinaigre avec des aromates – une spécificité nationale, car la plupart des autres pays le consomment bien plus gros, et à l’aigre-douce ou agrémenté d’une autre manière. Les américains le font frire ou en boivent le jus, par exemple…

Une délocalisation massive de la production

Aujourd’hui, trois grands industriels se partagent ce marché sur notre territoire : Amora-Maille, Kühne et Reitzel – ce dernier assure en fait l’approvisionnement des marques de la grande distribution. Vous avez probablement, dans votre réfrigérateur, un pot de cornichons de l’une de ces marques. Sortez-le, inspectez l’étiquette. Ca y est, vous êtes en train de scruter les diverses mentions sur le bocal ? Cherchez donc le pays, ou même le continent d’origine des ingrédients qui baignent dans le vinaigre. Vous avez trouvé ? Non ? C’est normal : la mention de l’origine n’est pas obligatoire sur l’étiquetage des produits préemballés, sauf si un élément laisse entendre que le produit est issu du pays – par exemple un drapeau français. Et ça arrange bien les producteurs, qui ont massivement délocalisé la production du cornichon depuis le milieu des années 1990.

Le lavage industriel des cornichons

Aujourd’hui, une partie des cornichons vendus en France provient d’Europe de l’Est, mais plus de 80% des cornichons écoulés sur le marché français sont cultivés… en Inde, c’est-à-dire à plus de 7000 km de votre assiette ! Avant d’être plongé dans le vinaigre aromatisé, ce petit légume traverse la moitié de la planète, ce qui constitue évidemment une aberration sur le plan écologique. Car le cornichon pousse parfaitement bien sous nos latitudes, même si l’Inde possède en effet un climat idéal qui permet de maximiser le nombre de récoltes.

Mais comme il est récolté à la main, et qu’en Inde le salaire moyen est d’une cinquantaine d’euros par mois, il est bien plus rentable pour les industriels de délocaliser cette production, même en incluant le coût du transport. Cela ne va pas sans poser des problèmes pour la population indienne, qui cultivait notamment des tomates et des oignons pour l’alimentation locale, avant de se lancer dans le cornichon, et qui doit donc désormais faire venir de plus loin ces légumes pour sa propre consommation…

Révélations sur le cornichon…

Ces derniers mois, de nombreux reportages écrits et télévisés ont toutefois rappelé cet état de fait aux consommateurs hexagonaux, et les industriels sentent bien que le vent tourne – d’autant plus vite que le changement climatique est entré dans le débat. Citons par exemple ce reportage diffusé par France 2 :

Si Amora-Maille et Kühne n’ont toujours pas infléchi leurs stratégies, Reitzel a relancé en 2016 une production de cornichons en France, en s’appuyant sur sa marque “Les jardins d’Orante” née en 2013… mais qui vend aussi des cornichons issus des cultures indiennes. Attention à bien lire l’étiquette ! Pour les bocaux “Jardins d’Orante” qui contiennent des cornichons français, le tarif est environ 30 % plus élevé que pour les cornichons d’Inde, produits certes à plusieurs milliers de kilomètres d’ici mais avec une main d’oeuvre au salaire plusieurs dizaines de fois inférieur à notre SMIC… Le groupe Reitzel explique que “Jardin d’Orante a contacté des agriculteurs motivés pour diversifier leurs cultures et pour porter haut ce projet Made in France. De 2 en 2016, ils étaient 11 agriculteurs à avoir rejoint l’aventure en 2018”.

Par ailleurs, il restait dans l’Hexagone quelques producteurs locaux, résistant à la délocalisation massive. Notamment dans l’Yonne, qui est le berceau historique du Cornichon français : l’usine Amora-Maille d’Appoigny a fermé ses portes en 2009. Il y avait encore, à cette époque, plus d’une vingtaine de producteurs de cornichons sur les 35 qu’a pu totaliser le département à l’apogée de la production locale.

Le cornichon retrouve ses racines

Aujourd’hui Florent Jeannequin et son fils Henri sont presque les derniers des Mohicans : ils continuent à cultiver ce mignon petit légume pour alimenter les cuisines des grands restaurants et les étals de quelques épiceries fines, en faisant du cornichon un produit haut de gamme. Leur production annuelle est limitée à 100 000 bocaux, avec une surface cultivée inférieure à 20 hectares.

Ces cultivateurs poursuivent démarche jusqu’à se passer de pesticide, d’herbicide et de conservateurs. La récolte de cornichons se fait à la main pendant l’été, et ils assurent eux-même le conditionnement et la distribution, sous la marque “Maison Marc”, rendant ainsi hommage au grand-père d’Henri, qui avait lancé la production locale de Cornichon dans les années 1950. Le siège de la Maison Marc, lancée en 2012, se situe à Chemilly-sur-Yonne, comme l’exploitation agricole familiale qui compte désormais une conserverie.

France 3 avait consacré un reportage a la petite entreprise familiale en 2017 :

L’Yonne compte également quelques agriculteurs et céréaliers qui ont gardé des parcelles pour la culture du cornichon, le plus souvent pour faire de la vente en direct. Sachez que vous pouvez aussi cultiver vous-mêmes les cornichons (attention, on ne parle pas ici de l’éducation des ados !), et les mettre en bocaux avec vinaigre blanc et aromates : il suffit d’une parcelle de jardin potager, d’une terrasse ou même d’un balcon ! Vous trouverez facilement des semences de cornichon, que ce soit sur internet ou dans les magasins spécialisés dans le jardinage, et des tutos sur internet pour vous assurer une très belle culture de cornichons. N’hésitez pas à partager avec nous vos astuces, et vos photos après votre première récolte.
A bientôt sur Super Patelin !

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Télétravail et enfants à la maison : nos conseils https://www.superpatelin.fr/teletravail-et-enfants-a-la-maison-nos-conseils/ https://www.superpatelin.fr/teletravail-et-enfants-a-la-maison-nos-conseils/#disqus_thread Mon, 30 Mar 2020 09:47:30 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2858 D’après le Larousse, le télétravail est une “activité professionnelle exercée à distance de l’employeur grâce à l’utilisation de…

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D’après le Larousse, le télétravail est une “activité professionnelle exercée à distance de l’employeur grâce à l’utilisation de la télématique”. En dehors du fait que le célèbre dictionnaire utilise des termes délicieusement surannés – plus personne ne parle de “télématique” depuis 1992 – on comprend via cette définition que le télétravail, c’est le fait de travailler à distance des locaux de son employeur.

Le plus souvent, ça se passe au domicile, et il est notamment impératif d’être installé dans de bonnes conditions. Cela implique d’avoir une connexion internet décente : une connexion ADSL avec un débit d’au moins 10 Mb/s est idéale. Si vous avez juste des tableaux à remplir et des emails à envoyer, vous pourrez vous contenter de moins. Si vous avez des fichiers volumineux à télécharger et à traiter, il vous faudra davantage, ou être patient… Notez qu’il est aussi indispensable d’avoir une installation électrique qui ne risque pas de causer un incendie dévastateur si vous décidez de brancher sur la même multiprise votre ordinateur et le four. Votre employeur vous aura certainement fait signer une attestation à ce sujet.

Si vous faisiez déjà du télétravail avant le début des mesures de confinement, vous avez déjà l’habitude de poser votre ordinateur portable sur un bureau ou une table de votre domicile, de faire des réunions en visioconférence, etc. En revanche, avec la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées, un nouvel élément est venu se greffer sur cette période de télétravail contraint : les enfants. Mais si, vous savez, ces petites choses remuantes, bruyantes et incontrôlables qui ont envahi votre existence depuis quelques mois ou quelques années…

Vous n’avez pas d’enfant ? Ayez la pudeur de cesser discrètement la lecture de cet article, et d’adresser votre soutien compatissant à vos collègues qui se sont lancés dans l’irresponsable aventure qui consiste à perpétuer l’espèce humaine.
Et si vous êtes concernés, voici…

9 conseils pour conjuguer télétravail et enfants à la maison.

On vous le dit tout de suite : préparez-vous à souffrir et n’attendez aucun miracle ! Le télétravail peut déjà être une épreuve en soi, si vous n’êtes pas habitué. C’est la même chose avec le fait d’avoir en permanence des enfants à la maison, avec des possibilités de sortie limitées au strict minimum. Alors les deux en même temps… Malgré tout, si vous n’avez pas d’autre choix que de faire du télétravail tout en gardant vos enfants à la maison, ces quelques conseils pourront vous aider à en faire une expérience qui ne soit traumatisante ni pour vous… ni pour eux !

1. Adaptez votre domicile au télétravail.

Un homme travaille depuis la maison

La première chose à faire est d’aménager correctement un espace pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Si vous pouvez y consacrer une pièce, c’est idéal, mais tout le monde ne vit pas dans une longère rénovée ou dans un manoir de 350 m2. Idéalement, posez votre ordinateur sur un bureau, une table ou une console, dans une pièce où les enfants n’ont pas trop l’habitude d’aller.

Utilisez un siège ou une chaise confortable : pas question de passer des semaines entières à travailler sur un pouf bancal (sauf si vous voulez enrichir le kiné local…). Attention aussi à l’orientation de la lumière : dos à la fenêtre avec le soleil qui tape sur l’écran, ce n’est pas idéal – enfants ou pas.

2. Respectez le rythme et l’âge de vos enfants.

Une petite fille en train de dormir

Vous avez deux solutions : la première, c’est faire en sorte que vos enfants s’adaptent à votre rythme de travail. Sauf si vous avez de vrais petits anges, patients, ultra-disciplinés et sages comme des images, vous pouvez oublier tout de suite cette idée saugrenue. La deuxième option : télétravailler en vous adaptant au rythme de vos enfants. Levez-vous plus tôt ou travaillez le soir quand ils dorment, profitez de leurs moments d’accalmie et de leur sieste (non, l’usage de sédatifs n’est pas recommandé. Oui, c’est tentant malgré tout) pour avancer sur vos dossiers en télétravail.

Mais préparez-vous à des moments où vous n’aurez pas d’autre choix que de vous occuper d’eux, notamment pour assurer la continuité pédagogique pendant que les écoles sont fermées : vos enfants vont inévitablement vous solliciter, et le concept de télétravailler n’est pas aussi net et pertinent pour eux que pour votre patron. Evidemment, l’idéal est de partager les moments où il faut s’occuper des enfants avec votre compagne/compagnon si il/elle est aussi en télétravail. Ça vous soulagera sur le plan physique et moral… 

3. Expliquez la situation à vos enfants.

Une mère parle avec sa fille

Vous allez vite le constater, les enfants ont une capacité d’adaptation bien meilleure que les adultes. Bon, ils finiront bien par réclamer leurs copains et copines, et par vouloir sortir un peu plus que ce qui est permis par les circonstances, mais ils sont tout à fait en mesure de comprendre ce qui se passe, quel que soit leur âge.

Sachez trouver les mots pour leur expliquer qu’une maladie très contagieuse et dangereuse – mais à priori pas pour eux – impose à tout le monde de rester au maximum à la maison, et que ce n’est pas des vacances pour autant : tout le monde doit continuer à travailler, adultes comme enfants. (Sauf si vous êtes en chômage partiel ou en arrêt de travail – on y revient plus tard).

4. Occupez ces petits diables.

Un jeune enfant joue dans le salon, des jouets sont éparpillés un peu partout

Vous n’avez pas envie que votre progéniture vous sollicite toutes les 10 mn, scandant “papa/maman, JE M’ENNUIE !” ? La solution : préparez un planning d’activités – tant pis s’il ne sera pas respecté à la lettre, mais ça permettra de structurer la journée de vos enfants, et de leur proposer plusieurs choses à faire. Petit-déjeuner, ranger la chambre, faire des coloriages, regarder un dessin-animé, construire la plus grande tour en Lego, préparer l’attaque du train en Playmobil, mettre la table, déjeuner, faire un temps calme, recommencer la tour en Lego qui s’est écroulée…

A adapter en fonction de l’âge et de la bonne volonté des gnomes, évidemment. Bon, en vrai, si quelqu’un a des enfants qui mettent la table tous les jours, et qui arrivent dès qu’on les appelle, et pas au bout du dixième rappel, merci de donner la recette magique dans les commentaires sous cet article… En bonus : vous cherchez des idées d’activité pour occuper vos enfants pendant que vous télétravailler ? Voici 50 activités à faire en intérieur, et une liste collaboratives d’activités, de contenus à écouter, à visionner, à lire…. 

5. Ne culpabilisez pas !

Deux enfants jouent à la console de jeux

Oui, on sait, merci les pédiatres et les spécialistes de l’enfance, pas plus de 30 mn d’écran par jour, pas de jeux vidéo, pas de tablettes, tout ça tout ça. OK, les conseils c’est bien gentil mais les circonstances sont un peu exceptionnelles : le petit Louis qui ne va plus dans sa classe de CP depuis 10 jours n’aura pas de graves dommages cognitifs s’il passe 1 heure par jour sur Angry Birds, OK ?

Ne culpabilisez pas, faites au mieux, et tant pis s’ils font quelques excès d’écran pendant la période du confinement : le principal est de leur expliquer pourquoi ils ont le droit, en ce moment, de faire des choses interdites ou davantage encadrées en temps normal. Attention à bien surveiller les contenus (dessins animés, jeux vidéos, séries) qu’ils consultent, en revanche. The Walking Dead pour des enfants en maternelle, bof. Et n’oubliez pas qu’ils ont des leçons à réviser et des devoirs à faire : les enseignants de vos enfants vous transmettent normalement des documents et devoirs par email ou par courrier pour assurer la continuité pédagogique.

6. Prévenez vos collègues et votre hiérarchie.

Un père télétravaille mais ses enfants le déconcentrent

Soyez clairs avec votre employeur : vous avez des enfants à la maison pendant que vous télétravaillez ? Prévenez-le. Les conditions sont exceptionnelles mais il faut évidemment rester honnête et transparent : ne cherchez pas à jouer au héros en faisant comme si vous pouviez passer 8 heures devant l’ordinateur sans avoir autre chose à gérer. Vous occuper des enfants vous imposera des contraintes, surtout s’ils sont en bas âge : n’hésitez pas à bloquer des plages dédiées dans votre agenda, à prévenir vos collègues que vous ne serez pas forcément disponible aussi souvent que d’habitude, et à voir avec votre employeur comment aménager la situation pour rester efficace tout en vous occupant de votre/vos enfant(s). C’est arrivé à d’autres, même en dehors de cette période de confinement – et ça donne des vidéos souvenir qui font désormais partie de l’histoire d’internet :

7. Evaluez la situation : télétravail ou pas ?

Une mère essaie de travailler pendant que son bébé gambade sur le clavier de son ordinateur.

Vous pouvez penser que dans un premier temps, ça va le faire. Un peu de travail, s’occuper des enfants, un peu de travail, préparer à manger, un peu de travail, les occuper à nouveau après la sieste, un peu de travail, un dessin animé, etc. Sauf que dans une, deux ou trois semaines, vous finirez peut-être par ne plus y arriver, même si vous vous partagez les tâches dans le couple. Là encore, n’hésitez pas à en parler à votre employeur : n’attendez pas d’être épuisé physiquement ou à bout de nerfs pour adapter votre emploi du temps et votre charge de travail. D’autant qu’il faut aussi composer avec le confinement et les nombreuses contraintes qui vont avec…

8. Passez aussi du temps avec vos enfants.

Des parents et leurs enfants jouent sur le canapé

Expliquez à vos enfants que même si vous êtes à la maison en même temps qu’eux, ce n’est ni le week-end ni les vacances. Mais même si le combo télétravail+enfants se passe bien, n’hésitez pas à faire des pauses pour passer un peu de temps avec eux, surtout si vous avez réussi à aménager votre emploi du temps : faire des jeux, un peu de travail scolaire adapté à leur niveau, cuisiner, mettre la table, faire des petites expériences scientifiques…

Le confinement est aussi une belle occasion de passer plus de temps en famille, et de partager des moments ensemble. Oui, parfois ça peut aussi dégénérer, et vous n’en pourrez plus de vos enfants. Vous aurez envie de les bâillonner et de les ficeler. C’est normal (enfin, je crois. Sinon, merci de prévenir les services sociaux). Passez le relais à votre moitié, enfermez-vous dans une pièce, ouvrez une fenêtre, criez et bon coup et soufflez. Ça arrive à tout le monde.

9. Ne vous surestimez pas.

Des parents à bout de forces !

Vous n’y arrivez pas ? Pas de panique : ça arrive à d’autres en ce moment même ! Si vous vous rendez compte qu’il ne vous est pas possible de poursuivre votre activité professionnelle en même temps que la garde de votre/vos enfant(s) à domicile, n’insistez pas : demandez à passer en chômage partiel, ou faites une demande d’arrêt de travail, surtout si vous devez en plus faire suivre à votre/vos enfant(s) un programme scolaire. Les infos nécessaires sont résumées sur le site du gouvernement.

Etre parent, c’est un job à plein temps, et vous n’êtes pas un robot : ne culpabilisez pas d’être fatigué(e), déboussolé(e), à bout de nerfs : sachez reconnaître quand les limites sont proches ou atteintes. Et si vous continuez malgré tout à mener ces deux missions de front, sachez que des millions de Français télétravaillent en ce moment avec un enfant dans la même pièce, voire sur les genoux. Vos interlocuteurs et collègues seront compréhensifs – n’oubliez pas de l’être vous aussi ! En revanche, pensez à couper votre micro pendant les visioconférences… Enfin, n’hésitez pas à partager dans les commentaires sous cet article vos expériences et astuces de parent qui fait du télétravail avec des enfants à garder à la maison en même temps…

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Responsac : des sacs en toile de jute recyclée https://www.superpatelin.fr/responsac-des-sacs-en-toile-de-jute-recyclee/ https://www.superpatelin.fr/responsac-des-sacs-en-toile-de-jute-recyclee/#disqus_thread Thu, 19 Mar 2020 15:19:10 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2266 “Relocalisons la production textile dans Les Hauts de France”, annonce fièrement Responsac sur Kisskissbankbank, le site de financement…

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“Relocalisons la production textile dans Les Hauts de France”, annonce fièrement Responsac sur Kisskissbankbank, le site de financement participatif. C’est peu dire que l’initiative a eu du succès : Louis-Armand Motte, qui espérait vendre 80 produits via cette démarche, enregistrait à la fin de la campagne, fin 2019, 128 commandes soit 160 % de l’objectif initial ! Et la première année, Responsac a produit 900 pièces !

Responsac - mise en scène

Quel est son objectif ? Tout simplement recycler de la toile de jute (du nom de la plante éponyme) utilisée notamment pour transporter le café en grains, afin d’en faire des sacs et des accessoires pour la maison : pot à plante, vide poche de table, pochette de toilette, sac pour ordinateur, sac de sport… Le nom Responsac évoque ainsi le produit final et la démarche “responsable” de la jeune marque lancée par Les Hauts de Couture, entreprise fondé par Louis-Armand Motte.

Responsac - une corbeille de table

Son ambition est pragmatique : “Si ce n’est pas possible de relocaliser la confection textile avec la technologie actuelle retournons à la simplicité”, avance le jeune entrepreneur. Et si le but est de produire et de vendre localement, cette toile recyclée aura dans ses vies précédentes connu bien des contrées, “de la production de jute en Inde et au Bangladesh jusqu’à l’import des denrées alimentaires d’Afrique ou d’Amérique du Sud”, précise Louis-Armand.

Responsac - les sacs au marché

La matière première est récupérée dans la métropole lilloise, chez des distributeurs et des industriels : entre la récupération, la production et la vente finale, Louis-Armand assure que chaque sac ne parcourt pas davantage que 20 km. Une vraie production locale !
Responsac fait appel à des couturières indépendantes et à l’association la Fabrique de l’Emploi pour réaliser ses sacs en toile de jute recyclée. Chaque pièce est unique, et chaque sac contient une petite pochette surprise confectionnée par la couturière…

Responsac - détail d'un sac

Chaque sac est doublé avec d’anciens tissus d’ameublement des années 1990/2000, et la marque vante en outre la robustesse de ses productions. Pour l’instant, impossible de commander en ligne (le site internet devrait bientôt ouvrir ses portes), mais vous pouvez découvrir l’activité de la marque et prendre contact avec elle via son compte Instagram et sa page Facebook. Et si vous êtes de passage dans le Nord de la France, vous aurez peut-être l’occasion d’acheter un Responsac sur un marché. Celles et ceux qui ont pu acquérir un exemplaire semblent en tous cas ravis par l’initiative, et par la qualité de finition du produit :

Il nous tarde évidemment de voir comment Responsac, cette jeune et prometteuse entreprise, va évoluer et pourquoi pas se diversifier tout en conservant ses principes et valeurs… Nous vous tiendrons au courant ! En attendant, n’hésitez pas à nous dire dans les commentaires ce que vous pensez de cette initiative, et à nous dire si en vous en connaissez des similaires. Partagez vos bons plans…

Vous pouvez par ailleurs en apprendre davantage en regardant ces reportages vidéo réalisés par Le Souffle du Nord et par France 3, et qui expliquent fort bien la démarche économique, mais aussi sociale, écologique et territoriale qui anime Reponsac :

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(Photos : Responsac)

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A la campagne on s’ennuie ! (évidemment, c’est faux) https://www.superpatelin.fr/a-la-campagne-on-sennuie-evidemment-cest-faux/ https://www.superpatelin.fr/a-la-campagne-on-sennuie-evidemment-cest-faux/#disqus_thread Thu, 05 Mar 2020 13:02:38 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2271 C’est un préjugé tenace chez certains citadins endurcis, persuadés que sortis des grands boulevards ou des centres commerciaux,…

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C’est un préjugé tenace chez certains citadins endurcis, persuadés que sortis des grands boulevards ou des centres commerciaux, la vie n’a plus grand intérêt. C’est évidemment faux, et la première erreur est de cataloguer tout ce qui n’est pas “grandes villes” sous le terme “campagne”, comme si les zones rurales étaient uniformes, sans identité et sans âme.
L’une des richesses de la France est justement de proposer une infinie richesse de paysages, de climats, de folklores, de traditions, d’architectures, de spécialités… Et à l’heure où les centre-villes se sont tous laissés envahir par les mêmes grandes enseignes (qu’est-ce qui ressemble davantage à un Darty ou un H&M qu’un autre Darty ou un autre H&M ?), c’est finalement au coeur de la province que l’on trouve à se divertir la pupille et l’esprit. Même si vous trouverez pas, il est vrai, la richesse culturelle et sportive accessible dans les plus grandes agglomérations.

Mais voici 15 activités difficiles ç faire ailleurs qu’à la campagne, et qui sauront à la fois vous divertir et vous procurer beaucoup de plaisir :

Participer à la vie de la commune.

La fête au centre d'un village à la campagne

Si vous déménagez dans une petite bourgade, vous verrez qu’il est facile de s’impliquer efficacement dans la vie locale. Et c’est drôlement enrichissant : par exemple en aidant à organiser les évènements (“le comité des fêtes”, ça vous parle ?), vous allez faire des rencontres sympathiques, vous deviendrez copains/copines avec celles et ceux qui animent la vie du village ou de la ville. Autre solution : s’impliquer dans la vie associative, que ce soit une association sportive, culturelle ou centrée sur les loisirs.

Profiter d’activités réservées à la campagne.

Un parc accrobranche

Vous avez déjà essayé de faire du cheval, du paintball, de l’accrobranche, une sortie en petit bateau ou une partie de tennis dans une grande agglomération ? D’une part, il faut souvent subir une heure de bouchons parce que ça se passe évidemment en banlieue, et d’autre part vous allez y laisser votre PEL… Alors qu’en zone rurale, vous aurez tout ça sous la main – ou au moins une ou deux activités parmi celles listées – et pour un coût nettement inférieur. La simple visite d’une ferme équestre est un vrai moment de bonheur, surtout si vous avez des enfants ! 

Faire des randonnées à pied ou à vélo.

Deux promeneurs regardent la campagne environnante lors d'une randonnée pédestre

C’est sûrement la plus belle façon de découvrir la campagne, et d’en profiter : faire une randonnée ! A pied, il vous faudra juste une bonne paire de chaussures (et une veste imperméable en fonction de la saison…), une gourde pour vous désaltérer en cours de route, et une carte – ou un smartphone avec une application de navigation dédiée (Iphigénie, IGNrando ou Visorando, par exemple). Même chose pour le vélo, et si vous hésitez encore à pédaler au milieu de la campagne, nous vous avons justement concocté un article sur le sujet ! Une randonnée, c’est idéal pour découvrir la région, prendre l’air, entretenir sa forme physique et morale, et évidemment faire des rencontres – sauf quand c’est un chien que son maître a oublié d’attacher, et qui a subitement envie de goûter vos mollets…

Aller aux champignons.

Des girolles dans le panier d'un ramasseur de champignons à la campagne

Une petite pluie, un sous-bois, et à vous le bonheur du ramassage de champignons ! Evidemment, il ne faut pas pratiquer cette activité sans prendre quelques précautions : d’abord, s’assurer que le terrain ou la forêt que vous ciblez n’est pas privé(e). Ensuite, si le ramassage est interdit par la loi mais toléré dans les faits, il ne faut pas ramasser plus de 5 litres de champignons – ça vous laisse déjà de quoi faire une belle fricassée ou une omelette géante… Dernier point, sûrement le plus important : ne ramassez les champignons que vous êtes sûr de connaître et de reconnaître. Il existe de nombreux champignons dont la consommation est toxique, voire mortelle. En cas de doute, vous pouvez vous renseigner auprès d’un pharmacien ou sur un site spécialisé.

Faire le tour des producteurs locaux pour cuisiner de bons petits plats !

Des oeufs frais bio dans une petite caisse en bois

Viande, fromage, oeufs, fruits et légumes, produits laitiers, boissons : en zone rurale, vous aurez souvent la chance de trouver des producteurs qui font de la vente directe, que ce soit à la ferme ou dans un local qui rassemblent plusieurs producteurs en coopérative. C’est l’occasion d’acheter des produits locaux, de bonne qualité, et à un tarif raisonnable mais qui garantit une juste rémunération des producteurs. L’idéal pour tout le monde !

Jardiner ! A la campagne, vous avez la place.

Récolte de légumes dans un potager : tomates, haricots, courgettes, navets

D’accord, ça marche moins bien si vous êtes juste là pour un week end ou une semaine. Mais si vous avez décidé de vous installer à la campagne, et que vous avez la chance d’avoir un peu de terrain, sachez que vous pouvez réaliser le rêve de nombreux citadin : faire du compost, cultiver un potager, planter des arbustes, semer des fleurs !
Faire pousser des légumes vous apportera satisfaction, sérénité… et éventuellement autosuffisance, en fonction des quantités produites. Si vous avez une cave, vous pourrez conserver de longs mois une grande partie des légumes issus de votre jardin – et ça sera autant de déplacements évité pour pouvoir remplir votre réfrigérateur.

Apprendre à reconnaître les plantes, fruits et racines comestibles.

Des pissenlits dans une prairie à la campagne

C’était quand, la dernière fois que vous vous êtes demandé, en pleine promenade, “tiens, quel est cet arbre ? Et cette plante ? Et cette baie, ça se mange ?”. Des questions que l’on oublie de se poser, et dont les réponses enrichiront pourtant votre base de connaissance sur la flore locale. Qui est une source inépuisable de surprises : pissenlit, trèfle, noisettes, orties, fraises des bois, mûres, ail des ours, sureau, tilleul… Il suffit souvent de lever les yeux ou de se pencher pour remplir son panier dont le contenu pourra ensuite garnir vos salades ou vos desserts, ou vous permettre de réaliser de délicieuses infusions.

Redécouvrir le ciel, les planètes, les étoiles, les nébuleuses, la lune !

Le ciel étoilé à la campagne

En ville, la pollution lumineuse vous cache le ciel tel que vous devriez le voir. Evidemment, vous pouvez apercevoir à l’oeil nu ou avec un instrument optique la lune et les planètes les plus visibles (Venus, Mars, Jupiter, Saturne…). Mais le spectacle est sans commune mesure à la campagne : quand le ciel est clair, sans nuage, installez-vous à la nuit tombée dans votre jardin ou au milieu d’un champ. Allongez-vous, ouvrez les yeux et… profitez : vous admirez des milliers d’étoiles, la Voie lactée (notre galaxie) se dévoile, et avec une lunette ou un télescope même modeste (comptez environ 200 €), vous pourrez admirer nébuleuses et planètes. Il existe par ailleurs de nombreuses applications gratuites pour smartphone pour connaître les étoiles, constellations, planètes, identifier les satellites de passage ou encore ISS…

Faire les marchés des villes de campagne.

Des légumes sur un marché en Bourgogne

D’accord, en ville aussi vous trouverez des marchés. Mais dans les petites ville de province, d’une part vous réussirez à trouver un kilo de courgette à moins de 5 €, et d’autre part, vous aurez plus facilement accès à des produits locaux, qu’il s’agisse de fruits, de légumes, de fromages ou encore de boissons. Vous pourrez même parfois acheter des poules ou des lapins vivants ! Au-delà du plaisir dispensé par l’achat d’ingrédients locaux pour préparer de bons petits plats, le marché local est une occasion agréable pour l’ambiance qui s’en dégage, et les rencontres que l’on peut y faire. Evidemment, si vous n’aimez pas la foule, restez à la maison, c’est mieux !

Faire du planeur !

Un planeur au dessus de la campagne

Quittez le plancher des vaches et prenez de la hauteur : d’en haut, la campagne est encore plus belle ! Evidemment, on pourrait vous suggérer de le faire avec un petit avion, mais d’une part c’est coûteux, et d’autre part ça génère beaucoup de pollution chimique et sonore, berk ! Du coup nous vous conseillons de faire ça en planeur ! un baptême ne coûte qu’une centaine d’euros, et plus de 160 clubs proposent cette activité en France : il y en a forcément un pas très loin de là où vous vous trouvez. Les planeurs sont parfois tractés par de petits avions, ou par un treuil et un câble : cette solution est à privilégier, car elle est à la fois plus économique et plus écologique.

Faire la fête ! A la campagne vous pouvez !

Des amis déjeunent dehors et font un barbecue

Si vraiment vous êtes au milieu de nulle part, sans voisin au-dessus, au-dessous, ou sur les côtés, bonne nouvelle : vous allez pouvoir faire la fête toute la nuit, avec 30 ou 100 personnes si vous le souhaitez, sans gêner personne. Essayez de faire pareil dans votre trois pièces en centre ville… Idem si vous voulez répéter en plein air avec vos copains avec lesquels vous avez monté un groupe de techno-rock futuriste.

Restaurer une vieille demeure de campagne.

Une maison de campagne restaurée en Bretagne

Vous avez un peu d’argent de côté et du temps libre : achetez une ferme, une vieille maison, une longère : pour quelques dizaines de milliers d’euros, vous trouverez de belles demeures à restaurer dans des villages bourrés de charme. Parfait pour occuper vos week-ends, puis en faire un gîte ou un endroit pour recevoir les copains/copines qui vivent dans les grandes agglomérations ! Si vous habitez en ville, vous pourrez profiter de cette demeure rénovée pendant les vacances en famille, une fois les travaux finis. Voire… envisager d’y déménager pour de bon une fois que vous aurez pris goût à la vie campagnarde ! Et puis c’est la seule façon de trouver 200 m2 avec un jardin d’un hectare pour moins de 100 000 euros…

Observer la faune locale.

Un renard dans une prairie à la campagne

On ne parle pas de ce voisin qui se promène en slip dans son jardin le dimanche matin, mais de tous ces animaux qui peuplent la campagne et contribuent à la rendre si belle : renard, chevreuils, cerfs, sangliers, rapaces, blaireaux, lièvres… Attention, ils sont souvent très timides, et vous aurez davantage de chances de les observer au petit matin ou en fin de journée.

Utiliser sa voiture sans râler

Une route de campagne et une vue panoramique sur le paysage

S’il y a bien un endroit où le fait de conduire peut rester un plaisir – et parfois une nécessité faute d’alternatives – c’est bien la campagne. Que ce soit en forêt, sur une route qui serpente entre les champs, en bord de mer ou à la montagne, c’est quand même une autre histoire que les bouchons entre deux feux sur un boulevard où se mêlent klaxons courroucés et appels de phares impatients parce que vous n’avez pas démarré dans le 1/10e de secondes qui a suivi le passage du feu tricolore au vert.

Et à la campagne, pas de parcmètre à nourrir, pas de carrosserie qui se prend des coups de pare-chocs à chaque créneau, pas de stress ou d’agressivité permanente. Evidemment, vous pouvez quand même essayer de limiter et raisonner l’usage de votre voiture, en pratiquant par exemple le covoiturage pour vos déplacements quotidiens. Si vous faites vos trajets près de Clermont-Ferrand, à l’Ouest de Lyon, dans la Plaine de l’Ain, dans le Vexin ou dans le Verdon, vous pouvez utilisez Covoit’ici, et pour des déplacements entre Lyon et Bourgoin-Jallieu ou les communes alentours, jetez un oeil du côté de Lane !

Soufflez ! Respirez ! Prenez le temps !

Une femme se repose dans un hamac, dans un jardin à la campagne

Bruit, pollution, rythme de vie effréné, temps élevé parfois passé dans les transports : si elle a aussi de nombreux avantages, la vie dans les grandes villes est une importante source de stress. A la campagne, vous pouvez souffrir de l’isolement, mais vous profiterez d’un environnement plus sain et agréable aux yeux et aux oreilles : de l’air, du calme, le bruit du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, l’écureuil malicieux qui traverse la pelouse… Vous passez votre week-end, vos vacances ou votre vie à la campagne ? PRO-FI-TEZ ! Profitez du cadre, du calme, de l’environnement, et prenez le temps de découvrir le village, les villes environnantes, les forêts, les trésors cachés… Et racontez-nous vos expériences, impressions et trouvailles dans les commentaires !

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Eco-conduite : réduisez votre budget carburant https://www.superpatelin.fr/eco-conduite-reduisez-votre-budget-carburant/ https://www.superpatelin.fr/eco-conduite-reduisez-votre-budget-carburant/#disqus_thread Wed, 04 Mar 2020 16:35:46 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2272 Il existe de nombreuses façons de réduire sa facture de carburant. La première est de limiter l’usage de…

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Il existe de nombreuses façons de réduire sa facture de carburant. La première est de limiter l’usage de sa voiture, évidemment, ou d’acheter un modèle qui consomme moins. Dans le premier cas, il faut avoir accès à des alternatives – qui restent rares en dehors des agglomérations. Et dans le second cas, il faut donc dépenser beaucoup d’argent pour pouvoir ensuite en économiser un peu. Il existe pourtant une solution simple et très efficace pour réduire son budget carburant. Et sans installer de boîtier électronique coûteux, sans toucher au moteur, sans rituel bizarre. Cette solution est située entre le siège et le volant. C’est vous, une fois que vous aurez appris à maîtriser l’éco-conduite !

Bouton de démarrage sur le tableau de bord d'une voiture

L’éco-conduite, qu’est-ce que c’est ? Tout simplement un ensemble de réflexes et de techniques qui vous permettrons de faire baisser votre consommation de carburant. Le tout, sans perdre en confort ou en agrément, et sans rien sacrifier. Mieux : au bout d’un moment, l’éco-conduite sera devenue une habitude, intégrée naturellement dans votre conduite. Bonus : en adoptant l’éco-conduite, l’usure des différentes pièces de votre voiture (freins, pneus, transmission…) sera moins rapide. Et en adoptant cette méthode de conduite plus douce et basée sur l’anticipation, vous diminuerez votre risque d’avoir un accident. Puisque l’on vous dit que l’éco-conduite n’a que des avantages !

Evidemment, il existe des stages spécialisés, et des cours d’éco-conduite. Ces derniers ont un avantage, mais vous allez constater qu’en suivant nos conseils, la consommation de carburant peut sérieusement baisser. Pour commencer, réinitialisez l’affichage de votre ordinateur de bord. Faites un trajet de quelques kilomètres, que vous connaissez bien. A l’issue de ce trajet, notez la quantité de carburant consommée – nous y reviendrons plus tard…

Maintenant, reprenez le volant en suivant ces 15 conseils d’éco-conduite :

Anticipez pour éviter le carburant gâché

Conducteur en ville, la nuit, se concentre sur la route devant lui

C’est la base de l’éco-conduite – et, à vrai dire, de la conduite tout court. A quoi bon accélérer si c’est pour arriver plus vite au feu rouge ou devoir freiner encore plus fort parce qu’il y a un virage 200 mètres plus loin ? Si vous anticipez le relief, les virages, la signalétique, des changements de limitations de vitesse, la présence d’autres usagers (piétons et cyclistes notamment), vous éviterez les accélérations, freinages et dépassements inutiles. Vous économiserez ainsi du carburant, et vous réduirez l’usure de vos freins et de vos pneus. Tout bénéfice’.

Passez les vitesses tôt

Un main sur un levier de vitesses, dans une voiture, s'apprête à changer de rapport, pour faire baisser la consommation de carburant

N’attendez pas d’être à 5000 tr/mn pour passer le rapport supérieur. La plupart des voitures modernes ont des moteurs suralimentés (c’est-à-dire avec un turbo, pour être plus explicite), qui ont leur couple maximum (c’est à dire la capacité de traction) disponible très tôt, entre 1300 tr/mn et 2000 tr/mn. Inutile d’aller au-delà pour passer la vitesse supérieure : en passant vos rapports tôt, vous limiterez la consommation de carburant… et le niveau sonore dans l’habitacle. Attention toutefois, si vous roulez en sous-régime (en dessous de 1200 tr/mn), vous aller consommer davantage, et vous risquez sur le long terme de détériorer le moteur. Mais à force d’expérience, vous trouverez vite le régime moteur idéal pour passer les vitesses. C’est aussi un principe essentiel de l’éco-conduite.

Frein moteur : zéro carburant consommé

Vous arrivez dans une descente, ou vous souhaitez ralentir doucement ? Passez le rapport inférieur : le frein moteur va créer naturellement une résistance qui va freiner la voiture. Vous pourriez être tenté de penser qu’avec le régime moteur plus élevé, du fait du rapport inférieur engagé, vous allez consommer davantage de carburant. Mais il n’en est rien : dès lors que vous levez le pied de l’accélérateur, le calculateur moteur coupe l’injection de carburant, et le moteur ne consomme plus une seule goutte. Vous pouvez d’ailleurs le vérifier en temps réel si vous avez un ordinateur de bord : si vous ne touchez pas à l’accélérateur, il affiche normalement 0 l/100 km. C’est une astuce d’éco-conduite facile à appliquer !

Accélérez doucement

Le pied sur l'accélérateur : attention à la consommation de carburant !

Ce conseil est valable en permanence, mais en particulier à froid, lorsque vous venez de démarrer : accélérez doucement. D’une part, cela permettra de limiter la consommation de carburant, qui a tendance à s’envoler en même temps que le régime moteur, et d’autre part il est important de laisser le moteur chauffer, et l’huile se fluidifier pour assurer une meilleure lubrification. En clair : évitez de rouler avec le pied au plancher ! C’est du bon sens, et un principe à respecter en priorité dans le cadre de l’éco-conduite.

Rouler moins vite, c’est moins de carburant

Un compteur de vitesse. Roulez moins vite, et vous consommerez moins de carburant !

Rappel de base : les limitations de vitesse d’indique pas une allure à atteindre et à maintenir à tout prix, mais une vitesse à ne pas dépasser – sous peine d’amende et de perte de points de permis. En d’autres termes : vous n’êtes pas obligé de rouler à 80 km/h sur une route limitée à 80 km/h ! D’ailleurs, le code de la route impose d’adapter sa vitesse aux circonstances et aux conditions de circulation. Nous vous conseillons ainsi de rouler moins vite : d’une part, vous réduirez le risque d’accident (ou sa gravité s’il survient malgré tout) et d’autre part, vous consommerez moins. Car trois facteurs jouent essentiellement sur la consommation : le régime moteur, la résistance au roulement des pneus, et la résistance à l’air.

Or la trainée aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse. En clair, la résistance à l’air augmente beaucoup plus que la vitesse de votre voiture : aux allures les plus élevées (en ville, le gain sur la consommation sera marginal), vous pourrez réduire de façon importante votre consommation en réduisant un peu votre vitesse. Par exemple en roulant à 70 km/h sur les routes limitées à 80 km/h, ou à 110 km/h sur autoroute. Dans ce dernier cas, vous ne mettrez qu’un quart d’heure de plus pour parcourir 200 km par rapport à une vitesse de 130 km/h. A vous de voir : vous préférez arriver plus vite (et prendre plus de risques), ou moins dépenser et émettre moins de CO2 ? Dans éco-conduite, “éco” peut signifier économie, mais aussi écologie…

Utilisez le Stop & Start

Il existe deux types de Stop & Start, ce dispositif qui permet de couper automatiquement le moteur dès l’arrêt (parfois même un peu avant), et de le relancer dès que vous levez le pied du frein : l’alterno-démarreur, plus rapide, plus efficace et plus discret (mais plus coûteux) ou le démarreur renforcé, qui est le système le moins coûteux et le plus répandu.

Dans les deux cas, le Stop & Start permet de réduire la consommation lors des phases de conduite avec beaucoup d’arrêts – c’est notamment le cas en ville. Si votre voiture n’en est pas équipée, ne coupez pas votre moteur à chaque feu rouge, votre démarreur n’est pas assez endurant pour supporter ça sur le long terme. Mais faites-le pour tout arrêt de plus d’une minute : quand vous allez acheter du pain, que vous déposez les enfants à l’école, etc. Vous éviterez aussi, par la même occasion, de polluer pour rien votre environnement direct…

Evitez la ville, gourmande en carburant

Circulation embouteillée en centre ville, bouchons, congestion, embouteillages, consommation de carburant

C’est un conseil qui peut sembler bizarre mais c’est en parcours urbain que votre voiture consomme le plus : sur les petits trajets où le moteur n’a même pas le temps d’atteindre sa température optimale, la consommation de carburant peut-être deux fois plus élevé que sur route, alors que votre vitesse moyenne sera jusqu’à cinq fois inférieure…

Lors de vos déplacements dans les grandes agglomérations, oubliez le “réflexe automobile” et n’hésitez pas à utiliser les autres moyens de transport, comme les transports en commun ou le vélo – les systèmes de vélo en libre service sont pratiques et souvent très économiques. Par ailleurs, le vélo est un mode de déplacement idéal pour les petits trajets quotidiens, même à la campagne : vous n’avez pas besoin de votre voiture pour aller acheter une baguette à un kilomètre de chez vous. L’éco-conduite, c’est aussi savoir se passer de son auto quand c’est possible.

Gonflez vos pneus à la pression optimale

Vérifiez régulièrement la pression de vos pneus pour éviter de consommer trop de carburant

Le fait de rouler avec des pneus sous-gonflés entraîne trois conséquences néfastes : d’une part, vous serez pénalisé par une tenue de route dégradée. Ensuite, vous risquer l’éclatement d’un pneu par échauffement, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques, notamment sur autoroute. Enfin, vous allez consommer davantage de carburant. Nous vous conseillons ainsi de vérifier la pression de vos pneus au moins une fois par mois, et à minima avant chaque grand trajet.

Gonflez à la pression maximale recommandée, et ajoutez 0,2 bar par rapport à cette dernière : vous diminuerez encore un peu la résistance au roulement, et cela réduira encore un peu le risque de sous-gonflage jusqu’au prochain contrôle. Sachez que la pression de gonflage idéale est souvent indiquée sur une étiquette collée sur la tranche de la portière avant côté conducteur. Et si vous avez une roue de secours dans le coffre, n’oubliez pas d’en vérifier la pression au moins une fois par an.

Evitez les hauts régimes

Un compte-tour sur le tableau de bord d'une voiture diesel, indique un régime d'environ 2000 tr/mn

Monter dans les tours, ça n’a aucun intérêt, sauf si vous aimez faire du bruit et consommer du carburant pour rien : chaque moteur possède un régime de fonctionnement optimal, et il n’est pas situé à 8000 tr/mn ! Comme nous l’avons déjà expliqué, le régime de couple maximal se situe souvent aux alentours de 1500 à 2000 tr/mn : inutile d’aller chercher de la puissance au-delà : une fois passé 2000 tr/mn, vous pouvez passer le rapport supérieur. Ainsi, même en ville à 50 km/h, vous allez assez rapidement vous retrouver en 4e, voire en 5e (selon l’étagement de votre transmission) : c’est normal, il vous faudra juste veiller à ne pas vous retrouver en sous-régime. Mais, même dans le cadre de l’éco-conduite, evitez par exemple de trop accélérer sans redescendre un rapport si vous êtes à moins de 1500 tr/mn, cela pourrait affecter le moteur.

Coffre en bazar, carburant qui s’égare

Un coffre rempli d'objets divers, coffre de voiture rempli, en bazar

…et débarrassez votre voiture de tout ce qui n’est pas indispensable. C’est évidemment du bon sens, mais jetez un oeil dans votre habitacle : il y a bien quelques kilos (voire dizaines de kilos…) de choses qui n’ont rien à faire là. Une voiture plus légère, c’est un moteur moins sollicité, et qui consomme donc moins de carburant. Dans le même esprit, évitez de laisser à demeure sur votre voiture tout ce qui peut alourdir inutilement votre voiture, ou dégrader son aérodynamisme : galerie, coffre de toit, porte-skis, porte-vélo… Ce serait dommage de ruiner vos efforts d’éco-conduite sans aller au bout de la démarche.

Entretenez votre voiture

Un mécanicien fait l'entretien d'une voiture, le capot est levé. L'entretien permet d'éviter une hausse de la consommation de carburant.

C’est la base : entretenir votre véhicule en respectant les préconisations du constructeur. C’est d’abord une question de sécurité, mais aussi d’efficacité : vidange faite dans les règles, filtres (à huile notamment) remplacé régulièrement, diagnostic moteur (etc.) sont autant d’éléments qui garantissent une consommation de carburant qui reste dans la norme.

Modérez l’usage de la climatisation

Un doigt s'apprête à désactiver la climatisation en appuyant sur un bouton au tableau de bord, pour réduire la consommation de carburant

Le compresseur de climatisation est entraîné par la courroie d’accessoires, et il entraîne donc une surconsommation de carburant lorsqu’il est sollicité. Cette surconsommation varie de 1% à 5%, voire 10% en conditions extrêmes et sur les voitures plus anciennes. Il faut donc veiller à ne pas abuser de la climatisation, mais sachez toutefois qu’elle reste préférable à des vitres baissées, qui dégradent l’aérodynamisme de votre voiture, et génèrent une surconsommation encore supérieure, en particulier à haute vitesse – sans parler de l’inconfort lié aux bruit généré !

Stabilisez votre allure

Pour limiter la consommation de carburant et améliorer le confort de vos passager, évitez autant que possible les accélérations et freinages intempestifs. Essayez de stabiliser votre allure, en utilisant au besoin le régulateur ou le limiteur de vitesse si votre voiture en est dotée. Le régulateur de vitesse vous permet de maintenir une allure prédéfinie, et d’éviter de faire le yo-yo avec l’accélérateur et le frein, et le limiteur vous laisse conduire comme vous l’entendez, mais sans pouvoir dépasser une allure que vous réglez : pratique par exemple pour s’entraîner à rouler naturellement à 70 km/h sur route et à 110 km/h sur autoroute.

Roulez aussitôt après avoir démarré

Une voiture sur une route de campagne. Profitez de l'inertie pour réduire la consommation de carburant

Vous avez pris l’habitude de laisser tourner votre moteur avant de partir au travail le matin ? Ca ne sert à rien, sinon à consommer inutilement du carburant ! Roulez aussitôt après avoir démarré, mais en respectant les conseils précités, et notamment la nécessité d’accélérer doucement et de maintenir un régime moteur pas trop élevé (pas plus de 3000 tr/mn en règle générale, et en particulier tant que le moteur est froid).

Mettez à profit l’inertie

Une voiture roule sur une route de montagne en descente

En descente et sur du faux plat, profitez de l’inertie et de la vitesse naturellement acquise par la voiture du fait de la gravité : même sans toucher à l’accélérateur, la voiture va maintenir son allure, voir aller de plus en plus vite si la descente est prononcée. Utilisez alors le frein moteur pour éviter d’avoir à trop user les freins mécaniques et, surtout, n’accélérez pas pour rien, ça vous évitera de consommer du carburant inutilement, surtout si vous êtes en train de descendre un col de montagne : vous serez bientôt face à un virage qui vous imposera de toutes façons de ralentir…

Faites du covoiturage !

Faire du covoiturage permet de réduire votre budget auto et votre facture carburant. Pensez à Lane et Covoit'ici

Cette proposition n’a aucun lien direct avec la consommation de carburant du moteur de votre voiture, mais elle vous permettra pourtant de réduire considérablement votre budget carburant. Vous pensez peut-être que le covoiturage est une pratique réservée aux longs trajets ? Tout faux ! Par exemple, les lignes de covoiturage sans réservation Lane (entre Bourgoin-Jallieu et Lyon) et Covoit’ici (dans le Vexin, dans la Plaine de l’Ain, entre Rochefort-Montagne et Clermont-Ferrand ou encore dans le Verdon) vous permettent de faire facilement du covoiturage sur vos trajets quotidiens, que vous soyez conducteur… ou passager.

Grâce à ces lignes de covoiturage, vous pourrez être indemnisé pour chaque passager transporter, ce qui vous permettra de réduire votre budget auto, mais aussi de réduire le nombre de voitures sur la route, et donc la congestion et la pollution. Tout le monde y gagne ! Si vous avez encore des craintes sur la pratique du covoiturage au quotidien, n’hésitez pas à lire cet article qui reprend un par un les différents préjugés sur le sujet.

Evidemment, nous vous invitons à partager dans les commentaires vos astuces pour moins consommer, et pour que les automobilistes puissent réduire leur budget carburant. Et n’oubliez pas de nous dire dans quelle mesure vous avez réussi à faire baisser votre consommation de carburant en appliquant ces conseils d’éco-conduite.

En attendant, bonne route !

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Verdon : canyon unique, lavande et eaux turquoises https://www.superpatelin.fr/verdon-canyon-unique-lavande-et-eaux-turquoises/ https://www.superpatelin.fr/verdon-canyon-unique-lavande-et-eaux-turquoises/#disqus_thread Mon, 02 Mar 2020 20:40:00 +0000 https://superpatelin.fr/?p=2308 Il est question du Verdon, mais le nom pourrait aussi s’accommoder du pluriel, car il désigne à la…

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Il est question du Verdon, mais le nom pourrait aussi s’accommoder du pluriel, car il désigne à la fois une rivière, les gorges creusées par celle-ci, et le parc naturel régional qui s’étend sur près de 190 000 hectares. Si vous ne connaissez pas encore le Verdon et que vous en voulez un résumé, sachez que c’est un endroit à la fois splendide et préservé : pas de béton à outrance, pas d’urbanisation galopante et pas d’industrie touristique sans foi ni loi – même si les attraits du parc naturel ne laissent évidemment pas indifférent les vacanciers, et la population a tendance à se multiplier dès les beaux jours.

Les gorges du Verdon se situent dans le sud de la France, au Nord d’une ligne imaginaire tracée entre Nice et Marseille. Nous pourrions vous lister 100 raisons d’y passer des vacances, que ce soit seul, entre amis, en couple ou en famille, mais ça ferait un article un peu trop long, donc nous nous sommes limités à…

10 raisons d’aller faire un tour dans le Verdon

Qu’il s’agisse des paysages, des trésors archéologiques, des loisirs aquatiques, des merveilles géologiques ou des spécialités locales, il y a de nombreuses raison de passer quelques jours ou des vacances entières dans le Verdon. Et on ne vous en voudra pas si vous tomber amoureux de la région au point de vouloir y habiter. Voici quelques excuses pour succomber :

Le lac de Sainte Croix… et les autres

Lac de Sainte-Croix dans le Verdon

La rivière Verdon compte cinq barrages, érigés entre 1949 et 1975 afin d’accueillir des centrales hydroélectriques, qui alimente la région en énergie. Qui dit barrage dit lac, et le Verdon en compte quatre : celui de Castillon, celui de Quinson, celui d’Esparron-de-Verdon et, entre ces deux derniers, celui de Sainte-Croix-du-Verdon, qui est aussi le plus vaste, avec une superficie de 2200 hectares. Cette étendue d’eau calme se distingue par sa splendide teinte turquoise, et son environnement superbe et préservé. Les activités nautiques sont évidemment nombreuses, et à la belle saisons vous ne résisterez pas au plaisir d’y nager.

Balades en canoé dans les gorges

Canoë dans les gorges du Verdon

Si la partie nord du Verdon, tumultueuse, sera réservée aux amateurs de rafting, le sud de la rivière fera le bonheur des amateurs d’activités aquatiques plus calme : pédalo, canoë ou bateaux électriques se louent un peu partout, et vous permettront de profiter du spectacle des gorges et d’une eau bleu ciel. A l’est du lac de Saint-Croix, l’entrée des gorges se transforme en autoroute à embarcations, avec un flux de touristes impressionnant l’été, mais comme tout ce petit monde évolue lentement et sans bruit, ça ne vous empêchera pas de profiter des lieux. Notez que même les plus jeunes enfants peuvent participer à une sortie en Canoë : les loueurs vous fourniront des gilets de sauvetage et des pagaies adaptées à toutes les mains, même les plus petites.

Le canyon le plus profond d’Europe

Les gorges du Verdon

La rivière Verdon prend sa source au niveau du col d’Allos, à plus de 2800 mètres d’altitude et après avoir serpenté sur près de 175 km, il se jette dans la rivière Durance, près de Vinon-sur-Verdon. Mais ce torrent agité, canalisé depuis plus d’un demi-siècle par les barrages évoqués précédemment, a creusé son parcours dans les plateaux de Haute-Provence, entre la haute-montagne et la mer, donnant naissance à des gorges qui forment le Canyon le plus long et le plus profond d’Europe. La hauteur des falaise varie entre 200 et 700 mètres ! Si vous avez le vertige, nous vous conseillons davantage le Canoë sur le Verdon, qu’une sortie en voiture sur les routes qui surplombent les gorges du Verdon… Dans tous les cas, vous profiterez de paysages uniques et très impressionnants !

Des vautours dans le Verdon !

Les gorges du Verdon accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux et de rapaces, mais l’une d’elles est rare dans l’Hexagone : le vautour ! L’espèce locale la plus visible est le vautour fauve, que vous pouvez aussi admirer dans certaines zones des Alpes et des Pyrénées. Pour en apercevoir dans les gorges du Verdon, rendez-vous idéalement au village de Rougon, construit à flanc de falaise. Une fois que vous aurez déniché le point de vue idéal, vous pourrez observer plusieurs dizaines de vautours, regroupés sur les rochers ou évoluant dans les airs, exhibant fièrement leur envergure de près de trois mètres… Notez que les offices de tourisme locaux proposent de nombreux itinéraires de ballade pour partir en groupe à la découverte des vautours du Verdon.

La lavande

Un champ de lavande dans le Verdon

Située sur un plateau à 10 km au nord-ouest du lac de Saint-Croix-du-Verdon, la commune de Valensole offre des conditions idéales pour la culture de la lavande : c’est le lieu idéal pour admirer ces champs mauves qui s’étendent sur des hectares et des hectares. Mais attention à bien choisir la bonne période pour profiter des belles couleurs et des doux effluves de la lavande du Verdon : venez entre la mi-juin et la fin juillet pour admirer les champs en fleur, car ensuite, le lavandin est récolté. Et si vous aimez vraiment ça, ne ratez pas la fête de la lavande, le 3e dimanche de juillet, chaque année à Valensole.

Le Verdon, magique pour les randonnées

Les gorges du Verdon et des randonneurs à pied

Que ce soit autour des lacs, sur les plateaux ou en remontant les gorges du Verdon, vous pouvez aussi de très belles randonnées sur les nombreux chemins et sentiers, dont certains sont aménagés pour la pratique du VTT. Mais à pieds, c’est bien aussi ! Les amateurs de grimpette le long des falaises seront aussi aux anges : les gorges du Verdon comptent plus de 1500 voies d’escalade, avec des panoramas grandioses. Vous pourrez également profiter du spectacle en choisissant de faire un vol en montgolfière ou en ULM.

Des spécialités locales

Le miel de lavande, une spécialité de Valensole dans le Verdon

Ateliers de faïence à Moustiers-Sainte-Marie, le miel de Lavande (spécialité de Valensole, évidemment !), la truffe noire (il n’y a pas que le Périgord où l’on trouve cet or noir, qui se trouve aussi sur le plateau de Valensole), l’huile d’olive du Verdon… Et vous trouverez de nombreux restaurants plein de charme pour déguster des plats typiques de la région, comme la gardianne, une daube préparée avec de la viande de taureau. Vous pourrez également découvrir la spécialité de Moustiers-Sainte-Marie, mais attention ça ne se mange pas : la faïence. La commune va d’ailleurs jusqu’à lui consacrer un musée.

Des routes splendides

Que ce soit en voiture ou à vélo pour les plus courageux, vous pouvez découvrir par la route les paysages dessinés par le Verdon, et surplomber les gorges vertigineuses, vous avez plusieurs possibilités, mais nous vous en recommandons deux :

  • La route des crêtes (D23), qui part du village de La Palud en direction de Rougon, et fait une boucle de plusieurs km autour du massif en direction du Sud, avant de revenir vers la Palud.
  • La D952, qui part du lac de Sainte-Croix-du-Verdon vers l’est, passe par La Palud et Rougon, avant de rejoindre Castellane, soit un parcours d’une quarantaine de km. Si vous préférez tenter le versant sud des gorges du Verdon, il vous faudra emprunter la D71, qui part d’Aiguines et permet de rejoindre Comps-sur-Artuby.

Si vous faites vos trajets dans le Verdon en voiture, n’oubliez pas nos conseils d’éco-conduite pour moins consommer, et donc moins dépenser et moins polluer.

Des villages superbes le long du Verdon

Le village de Moustiers-Sainte-Marie, dans le Verdon.

Nous en avons déjà évoqué quelques-un, mais les paysages des gorges du Verdon peuvent s’enorgueillir de compter quelques très jolis villages, souvent nichés à flanc de falaise : vous prendrez ainsi beaucoup de plaisir à visiter Rougon, la Palud sur Verdon, Moustiers-Saint-Marie, Valensole et Sainte-Croix-du-Verdon, que nous avons déjà cités, mais aussi Quinson, Entrevaux, Bauduen, Beynes, Puimoisson, Castellane, Riez ou encore Esparron-sur-Verdon. Plusieurs d’entre eux datent du Moyen-Âge et comptent parmi les plus beaux villages de France.

Du tourisme plus vert grâce au covoiturage

partage de trajet covoiturage dans le Verdon Covoit'ici

Si le vélo est un loisir de choix dans la région du Verdon, il peut difficilement y être considéré comme un moyen de transport, du fait du relief et des distances parfois importantes entre les communes. Vous pouvez quand même privilégier la petite reine pour les petits déplacements du quotidien ! Mais pour aller au travail dans une commune de la région, ou même si vous êtes en vacances, la voiture va rapidement s’imposer comme le meilleur choix – pour ne pas dire le seul. Vous avez toutefois la possibilité de réduire l’impact environnemental de vos déplacements en voiture dans le Verdon en pratiquant le covoiturage grâce à Covoit’ici, qui a déployé plusieurs lignes de covoiturage sans réservation : pas besoin de planifier les trajets, tout se fait en temps réel. Vous pouvez vous rendre sur cette page si vous souhaitez en savoir davantage, et sachez que Covoit’ici vous prépare pour le printemps une petite surprise dans le Verdon – mais chut, on ne peut pas vous en dire plus pour le moment !

N’hésitez pas à nous raconter vos escapades dans le Verdon dans les commentaires ci-dessous ou, si vous n’y êtes encore jamais allé, vous pouvez nous dire ce qui vous fait le plus envie dans la liste de choses à faire et à voir au sein de cet article !

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